Ce quatrième axe s’intéresse aux structures politiques, aux mécanismes de pouvoir et aux cadres normatifs qui organisent la vie des sociétés modernes. Il interroge à la fois la légitimité des institutions, leur capacité d’inclusion, et leur aptitude à garantir les droits fondamentaux dans un monde globalisé, technologique et de plus en plus inégalitaire. À partir d’une perspective enracinée dans les réalités du Sud global, et notamment de l’Afrique, cet axe entend contribuer à la construction de modèles de gouvernance plus justes, éthiques et durables.
Dans de nombreuses régions, les institutions formelles peinent à répondre aux exigences de transparence, de participation et de justice. Ce volet vise à :
• Étudier les modèles de gouvernance en Afrique et ailleurs : présidentialismes forts, régimes parlementaires, gouvernance locale, fédéralisme, etc.
• Analyser les facteurs de légitimation des pouvoirs : élections, traditions, clientélisme, performance économique, charisme, religion.
• Explorer les logiques de corruption et d’accaparement institutionnel : réseaux politico-économiques, cooptation des contre-pouvoirs, captation des ressources.
• Proposer des dispositifs de réforme institutionnelle fondés sur la redevabilité, la transparence, et l’inclusion des populations marginalisées.
La numérisation des sociétés transforme en profondeur l’exercice des libertés et les rapports entre citoyens et États. Ce sous-axe entend :
• Examiner les menaces sur les droits fondamentaux dans les régimes autoritaires et démocratiques : restriction de la liberté d’expression, criminalisation des opinions, répression en ligne.
• Étudier les pratiques de censure, de surveillance de masse et de manipulation informationnelle, souvent justifiées par la sécurité ou la moralité publique.
• Analyser les enjeux juridiques et politiques de la souveraineté numérique, notamment dans les pays du Sud (infrastructures, dépendance aux GAFAM, législation).
• Promouvoir la défense des libertés numériques et la gouvernance responsable des plateformes technologiques, dans le respect des droits humains.
La justice sociale est au cœur de la stabilité des sociétés. Ce pilier met en lumière les inégalités systémiques et leurs effets sur la cohésion sociale, en mettant l’accent sur :
• Les inégalités économiques, en termes d’accès à l’emploi, aux services publics, au crédit, à la propriété foncière.
• Les discriminations sociales et identitaires : genre, ethnicité, caste, orientation sexuelle, handicap, religion.
• La répartition inégale du pouvoir et des ressources, tant au niveau national qu’international, et les mécanismes de reproduction des élites.
• Les politiques publiques de redistribution, d’inclusion et de protection sociale, et leurs effets sur la réduction des vulnérabilités.
Dans un monde globalisé, les institutions internationales jouent un rôle déterminant dans la régulation des normes, des flux et des arbitrages. Ce sous-axe vise à :
• Interroger la légitimité et l’efficacité des organisations multilatérales traditionnelles (ONU, FMI, Banque mondiale, OMC), souvent perçues comme biaisées ou dépassées.
• Étudier les dynamiques de réforme au sein de ces institutions : droit de veto, financement, participation des pays du Sud.
• Analyser les formes alternatives de coopération internationale : régionalismes, coalitions Sud-Sud, diplomatie populaire.
• Proposer des modèles de gouvernance mondiale plus équitables, tenant compte des asymétries de pouvoir, des urgences environnementales et des nouveaux acteurs transnationaux.
L’ambition de cet axe est de promouvoir une gouvernance fondée sur la responsabilité, la participation et les droits humains, à toutes les échelles : locale, nationale, régionale et mondiale. Il s’agit de :
• Déconstruire les récits hégémoniques sur la démocratie, la bonne gouvernance ou l’État de droit, en les confrontant aux pratiques réelles et aux résistances populaires.
• Donner voix aux sociétés civiles, aux chercheurs critiques et aux minorités dans les débats sur l’avenir des institutions politiques.
• Fournir aux décideurs publics des cadres d’analyse et des recommandations pratiques, fondés sur l’éthique, l’équité et la justice sociale.
• Participer à la refondation d’un ordre international plus juste, dans lequel les droits humains ne sont pas instrumentalisés mais véritablement promus comme fondement de la paix et du développement.
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