Axe 2 : Sécurité, conflictualités et reconstruction post-crise

Dans un contexte international marqué par la multiplication des foyers d’instabilité, l’évolution des menaces et la redéfinition des équilibres militaires, le Béhanzin Institute entend poser un regard critique et multidimensionnel sur les questions de sécurité, de conflit et de paix. Cet axe articule approches stratégiques, sociohistoriques et prospectives pour analyser les nouvelles formes de violence politique, les réponses institutionnelles, ainsi que les voies possibles de sortie de crise.

1. Les nouvelles conflictualités : vers des guerres sans front ni uniforme

La sécurité ne se limite plus au champ militaire traditionnel. Elle se décline aujourd’hui sous des formes protéiformes, souvent hybrides, qui mêlent acteurs étatiques, groupes armés non étatiques, milices, cyber-activistes et puissances étrangères :
• Étude des groupes terroristes et insurrections jihadistes, notamment en Afrique de l’Ouest et au Sahel, avec une attention particulière portée à leurs logiques d’implantation locale et d’internationalisation.
• Analyse des guerres hybrides et des formes d’hostilité infra-politiques : désinformation, influence numérique, instrumentalisation des communautés, etc.
• Exploration des dynamiques de cyberconflictualité : cyberattaques, sécurité des infrastructures critiques, souveraineté numérique.
• Réflexion sur les limites des réponses strictement militaires et sur l’échec des logiques de militarisation dans des contextes de crise sociale profonde.

2. Reconstruction post-crise, justice transitionnelle et sécurité humaine

Sortir durablement d’un conflit nécessite plus qu’un cessez-le-feu. Il faut reconstruire les institutions, rétablir la confiance et panser les mémoires. Le Béhanzin Institute mobilise une approche intégrée et sensible au contexte pour analyser :
• Les processus de DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion) et leur efficacité dans des environnements marqués par l’exclusion sociale et le sous-développement.
• Les dispositifs de justice transitionnelle : commissions vérité et réconciliation, procès pour crimes de guerre, réparation des victimes.
• Les reconfigurations de la gouvernance sécuritaire : réforme des forces de sécurité, encadrement des acteurs non étatiques, rôle des missions onusiennes ou régionales.
• Les rapports entre justice, mémoire et réconciliation, avec une attention particulière aux logiques communautaires et aux mécanismes de légitimation post-conflit.

3. Technologisation de la guerre et prolifération des armements

Les conflits contemporains s’accompagnent d’une militarisation croissante des technologies. Le champ de bataille est devenu un espace robotisé, algorithmique et parfois incontrôlable :
• Études sur la prolifération des armes légères et des circuits illicites d’armement, notamment en Afrique centrale et occidentale.
• Recherche sur les drones, robots de combat, systèmes autonomes : implications éthiques, juridiques et stratégiques.
• Enquête sur les marchés de guerre et les acteurs privés de la sécurité : sociétés militaires privées, mercenariat, et leurs liens avec les États ou les puissances étrangères.
• Réflexion critique sur les logiques industrielles et économiques de la guerre, souvent invisibilisées dans les discours institutionnels.

4. Menaces transversales et défis sécuritaires globaux

Le paradigme de la sécurité s’élargit pour intégrer des menaces d’un nouveau genre, transversales, diffuses, et souvent négligées :
• Études sur les pandémies comme risques sécuritaires majeurs (COVID-19, Ebola), et sur la militarisation des réponses sanitaires.
• Analyse des liens entre changement climatique et insécurité : désertification, tensions autour de l’eau, migrations climatiques, conflits agraires.
• Exploration de la sécurité environnementale et des politiques de prévention des catastrophes naturelles.
• Approche critique de la “sécurisation” de l’espace humanitaire, qui interroge l’équilibre entre assistance, contrôle et militarisation de l’aide.

🎯 Objectif stratégique de l’axe

L’objectif de cet axe est de produire une lecture holistique et contextualisée des dynamiques de conflictualité, en dépassant les approches technocratiques ou militaro-centrées. Il s’agit de :
• Anticiper les risques sécuritaires, en cartographiant les vulnérabilités politiques, sociales et environnementales.
• Analyser les réponses existantes : de la riposte militaire à l’ingénierie sociale, en passant par les politiques de déradicalisation.
• Proposer des alternatives intégrées : fondées sur la sécurité humaine, la prévention, la justice sociale et la résilience communautaire.

Le Béhanzin Institute entend ainsi contribuer à réorienter les politiques sécuritaires vers des modèles plus inclusifs, durables et centrés sur la dignité humaine, notamment dans les contextes postcoloniaux où les logiques de domination persistent souvent sous des formes réinventées.

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